Les élections législatives américaines sous le feu des “fake news”

Les élections législatives américaines sous le feu des “fake news”

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Le combat semble de plus en plus difficile et désespéré pour les grandes sociétés de l’univers des réseaux sociaux, face au flux toujours plus important des “manipulations coordonnées” venant de toute part. Certains, se féliciteront que les efforts déployés par Facebook, Twitter ou Microsoft, pour surveiller les publications se révèlent inopérants au nom de la liberté. Celle-ci, apparaît cependant bien mal utilisée et défendue par les manipulations qui vont reprendre à l’approche des élections législatives américaines de novembre.

Olga Polishchuk, chercheuse pour la société spécialisée dans la sécurité informatique LookingGlass, estime que les mesures vigoureuses mises en œuvre par Facebook et Twitter sont probablement insuffisantes pour juguler les efforts des internautes malveillants. Elle précise, que la Russie par exemple emploie “une armée de hackers”, très au fait de la culture américaine et bien financée. “Ces groupes fonctionnent jour et nuit. Les techniques qu’ils utilisent pour répandre des informations fausses ou imprécises sont très sophistiquées“, ajoute-t-elle.

D’autres spécialistes comme Jennifer Grygiel, professeure spécialisée dans les médias sociaux à l’université de Syracuse, assure que les grands groupes n’ont pas pris la mesure d’un phénomène qui les dépasse, et n’ont pas assez réfléchi aux éventuels risques de manipulations. Elle déclare, “je continue à penser qu’ils ne dédient pas suffisamment de ressources à ce domaine”. Elle porte un jugement sévère en précisant, “leur modèle économique est vicié depuis le début. Ils n’ont pas les infrastructures suffisantes pour gérer correctement la modération des contenus, et c’est dommageable pour la société et la démocratie“.

Il apparaît clairement, que les enjeux deviennent de plus en plus énormes et les répercussions de l’utilisation de sites comme Facebook ou Twitter, peuvent devenir trop lourds et complexes pour la laisser à une seule personne sans la mise en place de garde-fous assurant l’intérêt collectif.

Pour Alex Stamos, qui était jusqu’à très récemment le responsable de la sécurité à Facebook, il est malheureusement déjà “trop tard pour protéger les élections de 2018“.

Crédit photo : Gianluca Cimini

 

 

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