Politique française : pas de bousculades, pour être tête de liste aux Européennes

Politique française : pas de bousculades, pour être tête de liste aux Européennes

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Les gilets jaunes, ont un peu éclipsé la politique classique, cependant, ne nous y trompons pas derrière une apparence de mise en retrait, les Partis et les forces politiques aiguisent les couteaux. L’heure est à l’attente de l’erreur de l’autre, une attitude dictée par la prochaine échéance électorale, à savoir les élections européennes. Preuve de cette passivité, les principaux Partis ne seront pas menés par leurs dirigeants.

La situation très instable et un peu inédite provoquée par la contestation quelque peu anarchique, déstabilise un peu tout le monde et actuellement, ce sont, plutôt les petits candidats, qui s’engagent en espérant plus de lisibilité. De leur côté, les grandes formations et leurs leaders ont ce scrutin dans le viseur, mais peu ont véritablement dévoilé leur plan en détail.

A priori, on devrait retrouver Yannick Jadot et Nicolas Dupont-Aignan en tête de liste, pour le premier de Europe-Écologie Les Verts et pour le deuxième avec Debout La République.

A partir de là, les choses deviennent plus floues. A gauche, Jean-Luc Mélenchon va laisser sa place à un binôme composé de ses lieutenants Manuel Bompard et Charlotte Girard. Le brouillard s’épaissit chez le Parti socialiste ou personne ne se bouscule pour y aller.

Même son de cloche, du côté LREM, visiblement sonné par les événements et en recherche de deuxième souffle.

A droite, chez Les Républicains, Laurent Wauquiez ne veut officiellement “pas laisser sa région Auvergne-Rhône-Alpes”. Michel Barnier, pour sa part, a indiqué qu’il ne veut pas être tête de liste du Parti populaire européen, le groupe qui rassemble les Partis de droite au Parlement européen de Strasbourg.

Marine Le Pen, a fait savoir qu’elle préfère garder son fauteuil à l’Assemblée nationale. On peut largement la comprendre au vu de ses mésaventures au Parlement européen. De plus, cela ne ferait qu’accentuer une position paradoxale, à savoir, participer à une institution qu’elle veut détruire.

Un point commun pour la majorité de ces leaders, ils savent qu’avec l’éclatement des listes, on peut difficilement gagner largement, le risque est plus grand, de faire face à une déception. Olivier Duhamel, fait aussi remarquer, “il y a aussi l’idée que c’est moins accepté de se présenter en tant que tête de liste et de partir un mois ou deux après en laissant tomber le Parlement européen. On est un peu plus exigeants qu’autrefois, sur l’attachement à un mandat”. Il rajoute, “ils n’ont pas envie de s’enfermer à Bruxelles, mais préfèrent continuer leur travail à Paris”.

Crédit photo : frederic-kober

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