Les Fonds de la Tech en France maintiennent la confiance en Macron

Les Fonds de la Tech en France maintiennent la confiance en Macron

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A l’heure actuelle, les soutiens du président Emmanuel Macron, ne sont pas légion, ils sont surtout discrets. Pourtant au milieu de la colère des “Gilets Jaunes” et des incidents qui en découlent, des investisseurs de la Silicon Valley, ont fait part de leur satisfaction concernant une politique fiscale attractive à l’égard des investisseurs étrangers, qui permet l’essor des start-ups en France.

Cette présence en France de ses investisseurs, est le fruit de deux mois de préparation menée par Business France, Bpifrance, France Digitale. Le “Scale up Tour” a pour but de mettre en lumière tous les efforts fait par le pays, pour devenir une vraie place forte pour la technologie en Europe.

Toute cette action explique la surprenante déclaration, au vu du contexte, de Xavier Niel en faveur du président français. En effet, celui-ci est largement partie prenante dans ce mouvement en finançant, Station F, l’incubateur géant dans le centre de Paris.

Joe Schoendorf, est associé au sein du fonds de capital-risque Accel, qui a notamment investi en France dans la start-up BlaBlaCar, spécialisée dans le covoiturage. Il a déclaré, “la France va devenir un centre d’innovation pour la nouvelle Union européenne, ils vont le faire, ils vont tout exploser” et il a même ajouté, “aujourd’hui, la France est le maître du jeu, personne ne se met sur votre chemin, mais ne baissez pas les bras“.

Il serait dommage de ne pas tirer partie d’une série de mesures, mises en place ces dernières années, notamment un meilleur accès aux financements. Il s’agit d’être présent pour profiter des incertitudes provoquées par le Brexit au Royaume-Uni, longtemps leader incontesté de la place.

On revient alors, à toute la complexité de certaines décisions économiques. Une des pierres angulaires de ces orientations, favorable aux entreprises et aux investissements consiste à mettre en place un prélèvement forfaitaire unique de 30 % sur les revenus du capital, et à supprimer l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pour le remplacer par un impôt sur la fortune immobilière (IFI). Ceci, explique pourquoi Emmanuel Macron et le Premier ministre, ont dû rappeler à l’ordre des ministres après l’évocation par le porte-parole du gouvernement et la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, de la possibilité d’un retour de l’ISF.

Le dilemme, est donc en place et la marge de manœuvre étroite pour le Président. D’un côté, la stratégie économique est perçue comme déséquilibrée en faveur des plus riches, et la colère ressentie par une partie de la population concernant le pouvoir d’achat risque à court terme, de lui valoir tout simplement une défaite politique. De l’autre, remettre en cause les choix, permettrait un léger répit, mais cela aurait un effet repoussoir sur les investisseurs, et à long terme, hypothéquerait l’avenir.

Tony Fadell, qui a fait partie de l’équipe de développement de l’iPhone avant de venir s’installer à Paris, souligne que la tech doit continuer à être soutenue en dépit des difficultés actuelles pour le chef de l’Etat. Pour sa part, Joe Schoendorf conclut “si vous voulez les nouveaux emplois avec les hauts salaires, vous devez être compétitifs par rapport au reste du monde, pour eux et l’impôt sur la fortune est le meilleur moyen de ne pas les obtenir“.

Crédit photo : alexandre-debieve

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