“Grand débat national”, n’oublions pas les élus locaux

“Grand débat national”, n’oublions pas les élus locaux

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Apparemment, l’heure est donc au “grand débat”. Il est regrettable de voir jusqu’où, il faut en venir, pour juste se dire qu’il faudrait un peu discuter. Gageons, que de nombreux extrémistes de tous bords, ne voudront pas abandonner leur raison d’exister, à savoir la confrontation pour le dialogue. Du côté, des élus locaux comme les maires et notamment les maires ruraux, c’est l’occasion de rappeler que le “grand débat national” voulu par Emmanuel Macron devra se faire “au plus niveau” comme le rappelle Vanick Berbérian, le président de l’association des maires ruraux de France.
C’est aussi l’occasion pour ces élus de réaffirmer leur présence et leur utilité, car bien souvent, ils sont pris dans la spirale destructrice des “tous pourris“. De plus, ils ne semblent pas compter dans le système merveilleux de la démocratie directe prônée par certains. Si des rouages de notre organisation semblent servir à pas grand-chose, c’est en partie aussi parce que l’on a la flemme de s’en servir et on lui préfère la facilité “facebook”. La gouvernance locale existe, mais d’un côté comme de l’autre, l’AMRF souligne “le peu de cas qui est fait à l’avis des maires, il y a un vrai espoir de réforme par rapport à ces sujets“.
Il faut donc rappeler qu’au moins 5 000 communes ont participé à l’opération “cahiers de doléances”, et le président de l’AMRF insiste “il faut quand même qu’il se passe des choses suite à cette consultation. Si c’est pour faire pareil qu’avant, ça ne sert à rien, on souhaite que ce soit une proposition faite au plus petit niveau, éviter les grandes messes“. Ces cahiers de doléances ont été déposés en préfecture et une synthèse doit être remise dès cette semaine au président du Sénat, puis à celui de l’Assemblée nationale et au chef de l’Etat.
Les maires veulent donc devenir ou redevenir un rouage essentiel de ce qui va se mettre en place et apparaître comme “un rôle de facilitateur” entre les pouvoirs publics et les citoyens. Ils ont la possibilité technique de mettre à disposition des salles, ils ont aussi l’habitude des négociations et des discussions, de la recherche du consensus indispensable pour faire avancer les choses au-delà de la simple revendication et des blocages en tous genres. Dans les petites agglomérations, ils peuvent aussi représenter des personnes moins à l’aise avec les réseaux sociaux.
Ils attendent des précisions de la Commission nationale du débat public (CNDP) sur l’organisation du débat qui doit débuter à partir de la semaine prochaine. On sait déjà, que c’est la question du pouvoir d’achat qui arrive en tête des préoccupations exprimées dans ces cahiers de doléances. “L’injustice fiscale” arrive en deuxième position devant “la diminution de l’offre des services publics, qui fait que les gens, notamment en milieu rural, se considèrent oubliés de la République“, poursuit le président de l’AMRF.
Crédit photo : alain-goldfarb

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