Réforme de l’assurance-chômage : échec des négociations entre les partenaires sociaux

Réforme de l’assurance-chômage : échec des négociations entre les partenaires sociaux

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Comme un rappel du raidissement des positions et une envie d’en découdre plutôt que de trouver une solution, les négociations sur la réforme de l’assurance-chômage, se sont soldées par un échec. Les partenaires sociaux, se sont quittés sans avoir trouvé un quelconque terrain d’entente après 10 séances de discussions. Comme il est prévu dans ce cas-là, c’est le gouvernement qui va devoir œuvrer. 

Le sujet principal de ces discussions, a tourné autour des contrats courts. Il s’agit de revoir les règles du cumul emploi-chômage, limiter l’abus des contrats de travail courts, et bien sûr faire des économies, à savoir permettre 3 à 3,9 milliards d’euros d’économies sur trois ans.

Comme il est de rigueur dans ce cas-là, chacun voit midi à sa porte et rejette la faute sur l’autre. Hubert Mongon, le négociateur du Medef, constate “nous faisons le constat aujourd’hui que nous ne pouvons trouver de points de convergence”. Il faut pour la centrale patronale éviter à tout prix la mise en place d’un système de bonus-malus. Ce système consiste à moduler les cotisations patronales en fonction du recours aux contrats de travail de courte durée. Il s’agissait d’un “forfait” de cinq euros payé par les entreprises recourant aux contrats courts, pour financer la formation des salariés précaires ou leur mobilité. Cependant, Hubert Mongon s’empresse de faire remarquer de manière très partisane, que les organisations syndicales ont fait obstruction à toutes les propositions du patronat.

Ces fameuses propositions patronales, ont tout simplement été qualifiées de “mesurettes” par l’autre bord, et notamment par la CGT. Michel Beaugas, de Force ouvrière, a rajouté “nous n’avons même pas voulu l’analyser” et la CFTC a conclu, “il n’y a aucune consistance dans la mesure“. De toute façon, les syndicats considèrent bonus-malus, comme une base indispensable à toutes négociations. FO explique, que le volet malus n’aurait concerné que 18 % des entreprises, principalement de grande taille, dans les secteurs de l’hôtellerie-restauration et de l’hébergement médico-social.

On devrait donc voir le gouvernement s’emparer du dossier. Un comble dans cette période où il est accusé de ne pas laisser plus de prise de décision au peuple. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, s’était dit prête à agir par décret tout en déclarant, “je regrette vraiment vivement que cette négociation se soit conclue par un échec“.

Du coup des 2 côtés, on est inquiets de la prise de mesures qui, comme on peut s’y attendre vont vouloir donner un peu à chaque camp et de fait, ne vont contenter pleinement personnes. A partir de ce moment-là, tout le monde va se mettre d’accord pour critiquer ensemble, mais pas pour les mêmes raisons que le gouvernement.

Crédit photo : Dominique LENOIR

 

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