L’Union sociale pour l’habitat (USH) veut profiter du grand débat pour se faire (re)connaître

L’Union sociale pour l’habitat (USH) veut profiter du grand débat pour se faire (re)connaître

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L’Union sociale pour l’habitat (USH), représente 720 organismes HLM, à ce titre elle veut apparaître comme un bon élève et un participant actif dans le grand débat, instauré par le gouvernement. C’est pour cela, que l’USH a émis 12 propositions dans le cadre du Grand débat national. C’est aussi une manière de reprendre contact avec les Français qui ont souvent une image floue de son utilité et surtout une présence lointaine, voire inaccessible de ce style d’organisme.

L’Union sociale pour l’habitat a dévoilé une série de mesures visant à faire des HLM “une chance pour la France”. Ces mesures comprennent plusieurs axes d’action. On y trouve, appliquer un taux de TVA à 5,5 %, augmenter les aides budgétaires à la pierre, revoir le taux de commissionnement bancaire sur le livret A, alléger les normes générant des surcoûts, rendre l’accès au foncier plus économique, soutenir et simplifier le prêt social location-accession, mettre un terme à la surtransposition des textes européens.

Il s’agit aussi pour l’USH, d’obtenir des prêts à taux fixes et garantis pour accroître la rénovation thermique. Pour cela, elle compte se rapprocher de la Banque des territoires (BDT) et mettre en jeu des relais européens. L’Union sociale pour l’habitat ne cache qu’elle compte bien redorer l’image et mettre en avant les HLM, dont elle veut faire en collaboration avec les associations d’élus et la fédération française du bâtiment (FFB), “une chance pour la France”.

De fait, toutes les initiatives sont bonnes à prendre et à promouvoir. Par exemple, les offices HLM Oise Habitat, OPAC Amiens, Reims Habitat et OPAL Aisne, se sont déjà regroupés et ils ont obtenu 107 millions d’euros du plan Juncker pour 1 000 logements et 4 000 réhabilitations. Ce type d’actions ne peut être reconduit qu’avec des aides.

Autres axes d’actions, Marianne Louis, la directrice de l’USH, explique que les centres-villes et les centres-bourgs ont “besoin d’une intervention coordonnée. Cela ne passera pas que par les opérateurs privés, il faudra aussi des bailleurs publics”. Elle veut profiter pour cela, du dispositif qui permet à tout contribuable d’avoir une réduction d’impôts sur le revenu s’il se lance dans des travaux de réhabilitation, avant de louer ce logement dans l’une des 222 communes du plan “Action Cœur de ville”. L’Union sociale pour l’habitat plaide pour la suppression de la taxe sur les salaires pour les gardiens et tout le personnel en charge de l’accompagnement des locataires. Ils sont un rouage et un maillon important dans le lien social et surtout, ses employés représentent en moyenne 50 % des effectifs de proximité des offices HLM.

Pour finir, l’Union sociale pour l’habitat espère et milite encore pour le retour de l’APL accession.

Crédit photo : stephane yaich

 

 

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