Bercy veut une sanction de 100 millions d’euros contre Leclerc

Bercy veut une sanction de 100 millions d’euros contre Leclerc

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On le sait tous, car il ne cesse de le clamer haut et fort, Leclerc se bat pour les consommateurs, il fait tout son possible pour défendre notre pouvoir d’achat. Il est vrai, que nous sommes nombreux à profiter de prix parfois très compétitifs dans les centres Leclerc. Cependant, si les prix sont intéressants, cela ne veut pas dire que l’enseigne n’est pas intéressée. Le revers de la médaille est parfois moins reluisant. C’est pour cela, que le ministère de l’Économie demande au Juge commercial de prononcer une sanction de plus de 100 millions d’euros à l’égard du groupe E. Leclerc, qui impose des remises à ses fournisseurs.

Les prix bas affichés par l’enseigne ne sont pas souvent un effort de sa part pour réduire sa marge, mais le résultat de négociations parfois très rudes avec ses fournisseurs. Elle profite de sa puissance d’achat, pour acheter à des producteurs, à des prix qui les laissent parfois dans la difficulté. Bercy, veut montrer un signal fort à la grande distribution, qui depuis longtemps en France, bénéficie d’une puissance trop importante. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), réclame “dans le cadre de l’assignation l’an dernier de la centrale d’achat du groupe Leclerc, nous demandons au juge commercial de prononcer une sanction totale de plus de 100 millions d’euros“.

Cette sanction fait suite à 2 affaires, qui sont des exemples parfaits de méthodes disons “extrêmement limites”. Elles démontrent ce qui se passe derrière une affichette vantant des prix cassés. Ce n’est pas l’enseigne, qui fait un effort, mais le producteur qui est souvent pris à la gorge. La DGCCRF, avait constaté que de 2013 à 2015, la centrale d’achat de Leclerc “Galec”, avait imposé une remise additionnelle de 10 % à une vingtaine de fournisseurs. Cela concernait, des produits qui étaient l’année précédant les négociations, “également commercialisés par une enseigne de hard discount concurrente“.

La deuxième affaire fait apparaître, que le groupe Leclerc a monté en Belgique une centrale d’achat avec le groupe allemand de distribution Rewe, nommée Eurelec. La DGCCRF, soupçonne le distributeur de vouloir contourner la loi française en délocalisant ses négociations commerciales en Belgique. Il a donc mené des perquisitions au siège des centres E. Leclerc à Ivry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. De fait, nous assistons aux conséquences de l’étude détaillée des documents saisis.

Crédit photo : Marc Fulconis

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