Toujours en délicatesse financière, Boris Beckert met ses trophées en vente

Toujours en délicatesse financière, Boris Beckert met ses trophées en vente

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A priori, c’est une vente aux enchères comme les autres, les 82 objets qui la composent sont chargés de l’histoire du tennis. Cependant, derrière cette vente aux enchères, c’est toute la détresse et la descente aux enfers du plus jeune vainqueur de l’histoire de Wimbledon à l’âge de 17 ans, qui se dessine. Le champion de tennis allemand Boris Beckert, est le parfait exemple d’une gloire mal digérée, le symbole catastrophique d’un star-système implacable. Sa vie après le tennis, n’est qu’une longue litanie de déboires, qui l’ont amené dans des situations embarrassantes, tragiques et parfois même complètement loufoques.

Dans les objets de cette vente, il y a des coupes, raquettes, montres et photographies. Tout ce qui fait la marque d’un magnifique joueur. Celui dont le surnom était “boom-boom” frappait fort, et ses services étaient redoutables. Tout cela lui a permis de remporter Wimbledon à 3 reprises, l’Open d’Australie 2 fois, et même l’US Open. Il a aussi emmené deux fois l’Allemagne à la conquête de la Coupe Davis.

Autant la carrière sportive fut flamboyante, autant le côté privé et sa vie après sa retraite sportive constitue le côté sombre. En 1999, alors qu’il n’a que 31 ans, il croise Angela Ermakova, un mannequin. Selon l’histoire qui défraiera la chronique, de cette brève relation sexuelle dans un escalier du restaurant, huit mois plus tard, la jeune femme lui annonce qu’elle attend un enfant de lui. Inutile de dire, que son épouse légitime Barbara, qui se trouvait à l’hôpital, enceinte de leur deuxième enfant pendant “l’escapade” de boom-boom ne va pas accepter. Le divorce va lui coûter 10 millions de dollars ainsi qu’une luxueuse villa à Miami. Tout cela sans compter les 2 millions d’euros, 10 000 euros mensuels, et un appartement à Londres pour Angela Ermakova.

Côté mariage et surtout divorce, Boris enchaîne en épousant en 2009 un top-model néerlandais, Lilly Kerssenberg. Le couple, qui a eu un enfant en 2010, a annoncé en mai 2018 qu’ils se séparaient. Les épisodes de cette séparation font régulièrement les beaux jours de la presse people.

Si côté cœur, c’est mouvementé, côté finance ce n’est guère mieux, car il va enchaîner de multiples tentatives hasardeuses, onéreuses et surtout infructueuses dans le domaine du commerce. Il s’agit entre autres de la faillite de sa boutique d’articles de sport en ligne, ainsi que de ses concessions automobiles. Il réussit à dilapider en un temps-record les 21 millions d’euros gagnés sur les courts, sans compter les dizaines de millions amassés via ses multiples contrats avec ses sponsors. Criblé de dettes, il a été déclaré en faillite personnelle en 2017 par un tribunal à Londres.

Becker, tente de se soustraire à ses obligations. En 2002, le fisc allemand le rattrape et il est reconnu coupable de fraude fiscale. Pire encore, en 2018, avec un passeport diplomatique de République Centrafricaine en main, il affirme avoir été nommé par la présidence centrafricaine “attaché” auprès de l’Union européenne pour les affaires culturelles, sportives et humanitaires. Il invoque alors une “immunité diplomatique” pour échapper à ses créanciers. Hélas, le ministère centrafricain des Affaires étrangères fait savoir que le passeport brandi par Becker est faux et vient manifestement d’un lot “de passeports vierges volés en 2014”.

Pour le champion allemand, tout ceci n’est qu’une petite partie de cette triste comédie que représente la déchéance de ce beau joueur. Espérons pour lui, que cette vente aux enchères lui permette de retrouver un peu de sérénité financière, prélude d’une sérénité générale dans sa vie.

Crédit photo : ben hershey

 

 

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