Mouvement des Gilets jaunes : les conséquences sur l’activité des commerçants

Mouvement des Gilets jaunes : les conséquences sur l’activité des commerçants

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C’est le journal “Le Parisien” qui se fait l’écho de ce rapport de la Commission des Affaires économiques du Sénat. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les conclusions ne sont pas réjouissantes, car il explique que les vraies conséquences vont se faire sentir à partir de maintenant.

Jusqu’ici en effet, de nombreuses compensations pour les dégâts immédiats, ont été débloquées. Hélas, elles n’ont certainement pas englobé toutes les pertes matérielles. Cependant, ces indemnisations de 217 millions d’euros, encore partielles, amortissent les premières et les plus spectaculaires dégradations et les pillages orchestrés contre les commerçants.

Sans un 2e temps, viennent les conséquences moins directes, mais tout aussi destructives. Par exemple, il y a la baisse moyenne du chiffre d’affaires inhérente à la journée du samedi. Dans certains endroits, c’est le rendez-vous hebdomadaire pour les manifestations des Gilets jaunes, et bien sûr la fréquentation en subit les conséquences. “Cette perte d’exploitation n’est pas toujours prise en charge par les assurances, précise la sénatrice LR Évelyne Renaud-Garabedian.

Ensuite, c’est un enchaînement classique surtout pour les PME/TPE. Remboursements, remises en ordre, moins de recettes, il n’y a pas de secret, il faut réduire les dépenses. En premier lieu de ces économies, les employés qui servent comme toujours de principale variable d’ajustement des entreprises. Pour les plus chanceux, ils subissent quelques journées de chômage technique et leurs primes ont été supprimées. Dans le pire des cas, ils ont été renvoyés. Le rapport du Sénat fournit 2 chiffres parlant “à Lyon, 20 % des entreprises auraient licencié ou effectué des démarches de chômage partiel, tandis que 500 CDD n’auraient pas été renouvelés à Rouen“.

Tout cela a amené, l’Etat à réévaluer l’enveloppe de son programme de redynamisation des centres-villes, le faisant passer de 3,3 millions d’euros à 5,5 millions d’euros. Des aides techniques, ont été mises en place pour aider les commerçants dans leurs démarches et peut-être aussi pour éviter les abus et les profiteurs, inhérents à ce type de situation.

Insuffisant, selon la sénatrice, il faudrait que “les commerçants qui ont obtenu des reports de paiements de la part de l’Etat soient complètement exonérés“. Doit-on en venir à mettre en place un fonds d’indemnisation national abondé par l’Etat ? Cela mettrait ce type de mouvement dans la même catégorie que les catastrophes naturelles.

S’il n’est pas pensable de limiter ce mouvement et les idées qui l’ont motivé, à une simple arithmétique de chiffres d’affaires, il convient d’en prendre conscience quand la facture sera présentée à tous sous la forme d’une ligne de dépenses du budget de l’Etat et donc de nos impôts.

Crédit photo : Ginger Chevalier EVE et ADAM

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