Europe : Christine Lagarde nommée à la tête de la Banque centrale

Europe : Christine Lagarde nommée à la tête de la Banque centrale

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En matière de CV, celui de Christine Lagarde doit faire partie, des plus prestigieux, et elle continue à l’étoffer. En effet, à 63 ans, elle apprête à y ajouter une nouvelle ligne. Elle va quitter la présidence du Fonds monétaire international, qu’elle présidait depuis 2011 pour prendre la tête de la BCE, c’est-à-dire la Banque Centrale Européenne. Visiblement, les femmes avancent leurs pions à la tête de l’Europe, car c’est l’Allemande Ursula von der Leyen, qui a été nommée à la présidence de la Commission Européenne.

Elle est souvent la première femme

Christine Lagarde, va devenir la première femme à ce poste. Ce ne sera pas la première fois qu’elle occupera une fonction autrefois l’apanage des hommes. Il faut dire, que dans la haute finance, la parité en est qu’à ses balbutiements. Ainsi, Christine Lagarde fut tour à tour, la première femme à diriger le prestigieux cabinet d’avocats d’affaires Baker McKenzie, la première à occuper le poste de ministre français de l’Economie et des Finances (2007-2011) sous la présidence de Nicolas Sarkozy, et elle fut aussi la première femme à la tête du FMI.

Pour en arriver là bien sûr, il a fallu convaincre. C’est ce que cette mère de deux fils, a réussi à faire. Elle a su allier un classicisme et une rigueur palpable avec une démarche toute empreinte d’un féminisme discret, mais omniprésent. Divorcée, cette végétarienne, sportive, non-fumeuse a refait sa vie à 50 ans avec l’homme d’affaires français Xavier Giocanti. Elle évoque sobrement sa vie personnelle dans un magazine en une phrase, ” je tiens à le dire à vos lectrices, on peut être monumentalement heureux, à tout point de vue, mentalement, physiquement, sexuellement, à 50 ans et bien au-delà”. 

A la tête du FMI, elle s’est attelée à redorer le blason de l’institution, suite au scandale Strauss-Khan. Elle va aussi y apporter sa touche personnelle en mettant en avant le rôle des femmes dans la croissance économique. Elle a aussi mis davantage en avant les problématiques sociales, évoquant sans ambage les inégalités aux Etats-Unis ou la nécessité de maintenir des dépenses sociales dans les plans de réformes économiques en Argentine par exemple.

Sa réussite a poussé le magazine Forbes à la consacrer en 2018, la troisième femme la plus puissante du monde. Tout le monde reconnaît alors aisément sa silhouette mince, ses cheveux courts argentés et ses vêtements haute couture.

Une ascension irrésistible malgré quelques ratés

Dans une vie, tout n’est pas que réussite et gloire, et son ascension aurait pu pâtir d’une décision de la justice française. Elle a été déclarée coupable en décembre 2016 d’une “négligence” très coûteuse pour l’argent de l’Etat, quand elle était ministre. Cela concernait un dossier mêlant l’homme d’affaires Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais. Elle a été dispensée de peine par égard pour sa “réputation internationale”.

De même, elle ne fait pas vraiment l’unanimité. Son positionnement très rigoureux en matière de règles financières, a fait d’elle une directrice générale du FMI pas toujours commode. Il est resté dans les mémoires grecques, sa prise de position pour que le pays, déjà sous la coupe d’un plan austérité, paye bien “tous ses impôts”.

Crédit photo : picsaisne

 

 

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