Arrestation de Fariba Adelkhah en Iran : les raisons de ce choix

Arrestation de Fariba Adelkhah en Iran : les raisons de ce choix

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Fariba Adelkhah, est une anthropologue franco-iranienne. Ses caractéristiques l’ont hélas amené à être une cible privilégiée par les autorités iraniennes. Elle paye sa double nationalité et son activité dans le cadre d’une stratégie qui la dépasse largement. Il semblerait, que le pays veuille faire payer aux Occidentaux et la France en particulier, leur manque de réactions envers les sanctions prises par les Etats-Unis.

Le site d’informations de défense des droits de l’homme Gozaar basé aux Etats-Unis, confirme bien que la chercheuse franco-iranienne a été arrêtée à son domicile dans la capitale du pays par les services de renseignements des gardiens de la révolution, l’armée idéologique du régime islamique. Cette arrestation montre la difficulté de la diplomatie française dans cette affaire. D’une part, elle n’arrive pas à jouer un rôle d’arbitre, mais pire actuellement, elle semble être prise entre le marteau et l’enclume.

Il reste, que la scientifique Française est une proie facile pour les autorités iraniennes. Très souvent, les binationaux sont traités comme des Iraniens puisque la république islamique ne reconnaît pas la double nationalité. Ils servent donc souvent d’otages dans les crises. A ce sujet, il faut rappeler aux passages, que la Française va rejoindre un contingent de onze autres étrangers et binationaux détenus en Iran.

De plus, son activité la dessert dans cette affaire, car en Iran les chercheurs ne bénéficient d’aucune immunité particulière. A la base, ils sont le plus souvent considérés comme des espions à la solde de leur gouvernement.

Les gardiens de la révolution, dont l’influence grandit avec le spectre agité et attisé d’une guerre, ont probablement cherché à faire capoter les discussions déjà fort mal engagées entre le président Rohani et Emmanuel Macron. Ce dernier, avait dépêché la semaine dernière son émissaire Emmanuel Bonne, à Téhéran.

Tout ceci a amené de manière tragique, l’emprisonnement de Fariba Adelkhah dans la prison d’Erin. A ce sujet, la chercheuse française Clotilde Reiss, arrêtée en Iran pour “espionnage” de juillet 2009 à mai 2010, raconte “une petite pièce de 8 m² avec juste un robinet et une moquette où chacune des quatre détenues, avait deux couvertures et une brosse à dents et dormait par terre”.

Au-delà de sa tragique situation, le plus inquiétant réside dans l’impasse actuelle dans laquelle se trouvent d’éventuelles négociations qui pourraient amener à sa libération. Au vu de la situation globale, on se demande ce qui permettrait a la République islamique de relâcher rapidement la chercheuse.

Crédit photo : mahyar motebassem

 

 

 

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