États-Unis, des insecticides contre les guêpes sont utilisés comme drogue

États-Unis, des insecticides contre les guêpes sont utilisés comme drogue

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Si l’on prononce le mot drogue, on imagine de manière très classique, joints, seringues, rails et bien d’autres méthodes. Cependant, en la matière, l’imagination apparaît hélas sans fond. Aux États-Unis, la coke, les amphés ou autres ecstasy ne sont  plus les seuls sur le marché, car des personnes utilisent maintenant les sprays pour tuer les insectes comme drogue. Ils inhalent le produit, pour ressentir les mêmes effets que la méthamphétamine.

C’est plus exactement dans l’État de Virginie-Occidentale, que les autorités tirent la sonnette d’alarme pour alerter sur la proportion que prend ce que l’on appelle le “wasping”. Ce mot vient de l’anglais wasp, qui signifie guêpe. Il revient à inhaler de l’insecticide en bombe, prévu à la base pour les insectes et surtout contre les guêpes, comme une drogue. Il semblerait, que cette pratique donne des effets hallucinatoires similaires à la méthamphétamine.

Bien sûr, cela demande une petite préparation, car il ne s’agit pas de s’envoyer directement l’aérosol dans la bouche. Les utilisateurs vaporisent le produit et le cristallisent à l’aide de feuilles de métal chaudes. Cela permet de le coupler avec de la méthamphétamine ou carrément en créer un autre sous une forme synthétique avec de l’insecticide.

En fait, les utilisateurs profitent des effets d’une classe de molécules appelées pyréthroïdes, qui pénètrent dans le système nerveux. Elles sont faites pour assommer et tuer les insectes. Chez l’homme, elles bloquent la signalisation nerveuse normale, provoquant de nouvelles sensations.

Ce n’est hélas qu’une partie des effets, car la substance provoque également une suractivation du système nerveux sympathique, qui peut entraîner de l’excitabilité, des battements de cœur et des difficultés à respirer. Les pyréthroïdes entraînent aussi des maux de tête, des nausées, les tremblements, des rougeurs au visage et des démangeaisons, des brûlures.

Cette tendance à utiliser des produits du quotidien en tant que drogue, n’est pas nouvelle. Elle correspond à la difficulté de trouver des drogues classiques. On peut, donner en exemple dans le même registre, l’utilisation de bombes de peinture, du correcteur liquide (type blanco).

La chaîne WCHS, indique que des magasins locaux ont signalé la vente d’une trentaine de bombes d’insecticide la semaine dernière. La police du comté de Boone travaille en étroite collaboration avec les centres médicaux locaux, ainsi que les centres antipoison, pour déterminer le meilleur traitement pour quelqu’un qui consommerait de l’insecticide comme une drogue.

Crédit photo : hubert mousseigne

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