Trafic urbain : une étude commandée par Uber et Lyft ne leur est pas favorable

Trafic urbain : une étude commandée par Uber et Lyft ne leur est pas favorable

0

C’est un rapport, qui va alimenter la réflexion concernant l’impact des VTC sur le trafic des grandes villes. Il a été commandé par Uber et Lyft, et il a été réalisé par le cabinet Fehr & Peer. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le résultat n’a pas dû plaire aux 2 opérateurs. L’étude confirme, que leur présence accentue la congestion routière.

L’étude a été réalisée dans 6 grandes villes des Etats-Unis, Boston, Los Angeles, San Francisco, Chicago, Seattle, Washington DC et leur périphérie. Dans un premier temps, cette étude confirme l’importance et l’impact de ce l’on appelle l’autosolisme, c’est-à-dire le fait qu’un particulier circule seul dans sa voiture. Cette pratique reste la principale raison dans la congestion des villes. L’étude démontre, que les voitures de particuliers avec une seule personne à bord, représentent environ 87 % à 99 % des kilomètres parcourus par un véhicule.

Rien ne vaut le covoiturage et les transports en commun

Dans cette optique, l’étude préconise pour soulager la circulation de manière classique, le covoiturage et le recours aux transports en commun pour des trajets quotidiens. C’est là, que les choses se compliquent pour nos commanditaires de l’étude. En effet, Lyft et Uber pensaient bien que celle-ci les dédouanerait en partie de la responsabilité des embouteillages. Secrètement, ils auraient presque imaginé que l’étude mette en avant cette pratique comme un moindre mal et de contribuer à l’amélioration du trafic en réduisant le nombre de voitures privées en circulation.

En centre-ville, un impact encore trop important

En fait, c’est exactement le contraire que l’étude a révélé. Le cabinet Fehr & Peer est formel, Lyft et Uber participent à la congestion du trafic. Si cela n’est pas vraiment significatif dans la périphérie de ces 6 grandes villes, l’impact des VTC reste important dans le centre. A San Francisco, les VTC représentent 12,8 % du trafic, 7,7 % à Boston, ou encore 6,9 % à Washington.

Le souci se retrouve dans le fait, que les VTC tournent même lorsqu’ils n’ont pas de passagers et ils grossissent ainsi le trafic. Environ 30 % des kilomètres sont réalisés par les chauffeurs attendant une course, et 10 % sont parcourus pour récupérer un passager. Deuxième souci, les personnes qui utilisent les VTC, sont souvent les mêmes qui prendraient les transports en commun, plutôt que les taxis.

Crédit photo : Alexander Torrenegra

PAS ENCORE DE COMMENTAIRE.

Commentez