Gina Miller, la « bête noire » britannique des europhobes

Gina Miller, la « bête noire » britannique des europhobes

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Les différents épisodes du Brexit, deviennent une série sans fin, ils mettent en avant divers personnages au fur et à mesure de son déroulement. La nouvelle championne des europhiles se nomme Gina Miller. Elle vient de battre une nouvelle fois les partisans du Brexit, devant la justice. Ce n’est pas une première, pour cette femme d’affaires de 54 ans.

C’est évident, le Brexit n’est pas forcément une bonne chose pour les affaires, surtout à l’international. Pour une gestionnaire de fonds, comme Gina Miller, c’est un frein pour son activité. Elle n’est pas la seule opposante au Brexit au Royaume-Uni, mais actuellement elle est une des figures de proue du mouvement.

Son credo, pour se battre contre le Brexit, est juridique. Elle est à l’origine d’un des recours examiné par la haute juridiction, qui a amené la Cour suprême britannique à juger « illégale » la suspension du Parlement. Cette mesure avait été décidée par le Premier ministre conservateur Boris Johnson, pour restreindre l’activité du Parlement sur cette question.

Une nouvelle fois, cette gestionnaire de fonds, originaire de Guyane britannique, se retrouve en face des europhobes. Elle avait auparavant obtenu, toujours par le biais des tribunaux, que le gouvernement de Theresa May, consulte le Parlement sur le processus de sortie de l’Union Européenne.

Il est évident, que cela ne fait pas de vous une personne particulièrement populaire au Royaume-Uni. Si cela lui confère une aura chez les europhiles, sa tête a été mise à prix, au sens propre de l’expression par un aristocrate du pays. Pire que cela, ses trois enfants ont également été menacés et elle a dû embaucher des agents pour assurer sa sécurité.

Tout cela sans parler des classiques injures de toutes sortes, à la fois machistes et racistes. De nouvelles épreuves dans la vie de cette femme métisse 2 fois divorcée, qui ne manque pas de ressources. En effet, après une petite enfance confortable dans le sillage d’un père procureur général de Guyane britannique, elle est ensuite envoyée dans un pensionnat en Angleterre. Des difficultés familiales l’obligent à travailler à temps partiel, comme femme de chambre. C’est le début d’une longue série d’emplois, que la jeune femme va occuper. A la fois serveuse, mannequin, elle aura un rôle au générique d’un des James Bond, avant de créer son propre fonds d’investissements.

Toujours revendicative, elle se fait remarquer à travers des campagnes, pour réclamer plus de transparence dans le secteur financier. Cette campagne a fait suite à la crise financière de 2008.

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