Le gaspillage alimentaire, c’est aussi les pertes entre le producteur et le consommateur

Le gaspillage alimentaire, c’est aussi les pertes entre le producteur et le consommateur

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Parfois, pour être plus efficace avant de penser à changer les choses, il faut songer à les améliorer. C’est un peu le sentiment, que l’on a face au rapport de l’agence mondiale pour l’alimentation des Nations Unies, la FAO sur les pertes alimentaires. Ce rapport, indique que ses pertes se produisent entre la récolte et la vente des produits agricoles. Ainsi, près de 14 % des aliments disparaissent entre la ferme et les rayons du supermarché. Ce rapport, a été publié en amont de la journée mondiale de l’alimentation.

C’est une piste non-négligeable à l’heure de la lutte contre le gaspillage. Si la pression, est maintenue sur chacun d’entre nous, pour diviser par deux le volume mondial de déchets alimentaires par habitant d’ici à 2030, il faut aussi, que les conditions soient réunies pour y arriver. Il faut donc agir tout au long des chaînes de production, pour réduire les pertes alimentaires.

Evidemment, tout n’est pas linéaire partout dans le monde, et le pourcentage varie grandement d’une région du monde à l’autre. Il entre en jeu aussi les familles de produits alimentaires, qui sont plus difficiles à gérer que d’autres. Ainsi, la perdition est importante et monte à 20,7 % en Asie centrale-Asie du Sud, alors qu’elle se limite à 5,8 % en Australie-Nouvelle-Zélande. Comme on peut l’imaginer, il est plus difficile d’éviter des pertes quand il s’agit de productions fragiles comme les fruits et légumes, plutôt que les céréales et légumes secs, qui sont moins périssables.

Carola Fabi, statisticienne principale au siège de la FAO à Rome explique, “on a pu constater que ces pertes sont plus importantes au niveau des producteurs, là où ont lieu la récolte et l’abattage”. Par exemple, des silos en bois soumis aux intempéries, sont exposés aux micro-organismes, aux insectes, aux rongeurs. Les solutions existent avec par exemple, le remplacement de ces silos de bois par des tonneaux métalliques, ou des sacs traités avec des insecticides qui réduisent les pertes. Cependant, ce n’est pas par mauvaise volonté, que les agriculteurs de ses pays pauvres n’agissent pas. Ils n’ont pas les moyens d’accéder à ses techniques. C’est là, où il faut une intervention publique d’aide à l’investissement qui se fait urgente.

Beaucoup de pertes ont lieu aussi, durant le transport du producteur au marché de gros, et du marché de gros au marché de détail, principalement pour les denrées très périssables (fruits et légumes), précise le rapport.

Au bout du compte, Mme Fabi conclue, “nous avons fait une estimation de la valeur. Cela signifie qu’il y a des produits agricoles pour 400 milliards de dollars qui n’arrivent pas au stade de la consommation“.

Crédit photo : hanyue tan

 

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