La capture et la mort d’Al Baghdadi : d’abord une histoire de trahison et de repérage

La capture et la mort d’Al Baghdadi : d’abord une histoire de trahison et de repérage

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Une fois retombées les déclarations fracassantes, les congratulations de circonstance et les explications toutes plus ou moins détonantes sur la fin de d’Abou Bakr al Baghdadi, il faudra revenir à la réalité. Comme d’habitude, la réussite de cette traque est avant tout le résultat d’un travail minutieux fait par des personnes et des services, qui ne feront certainement pas la une des journaux. C’est aussi, le résultat de ce qui reste l’arme la plus terrible, contre ses organisations terroristes, la trahison.

Lorsque Donald Trump, se retrouve avec ses généraux pour superviser l’action menée contre le chef de l’État islamique Abou Bakr al-Baghdadi, les jeux sont déjà faits. Tout est en place, car les services de renseignements irakiens, ont été informés par un conseiller du chef de l’organisation État islamique. Celui-ci, leur a expliqué les techniques de ce dernier, pour éviter d’être capturé pendant tant d’années.

Une traque, qui dure depuis plusieurs années, et qui consiste à recueillir des informations, mais aussi à nouer des contacts avec des personnes susceptibles de donner des renseignements. En matière d’espionnage, celui qui renseigne est un informateur pour les uns, mais aussi un traître pour les autres. Il faut donc des trésors de patience, pour amener un partisan à accepter de devenir un informateur et se faire à l’idée qu’il sera un traître.

C’est ce que les services secrets irakiens, ont réussi avec Ismaël al Ethawi, un des très proches conseillers du chef de l’organisation État Islamique. Ce titulaire d’un doctorat en sciences islamiques, était considéré comme l’un des cinq principaux collaborateurs du chef de l’EI. Il a rejoint Al Qaïda en 2006 et il a été arrêté par les forces américaines en 2008, puis emprisonné pendant quatre ans. Baghdadi, a ensuite confié à Ethawi des missions, telles que la transmission d’instructions religieuses et la sélection de commandants pour l’EI. Après les déboires de l’organisation en 2017, Ethawi s’est enfui en Syrie avec son épouse syrienne.

La capture de cinq responsables de l’EI, tournant crucial

Ensuite, il a fallu une opération conjointe des services de renseignements américains, turcs et irakiens, pour capturer des responsables de l’État islamique, dont quatre Irakiens et un Syrien. Ceux-ci, ont indiqué tous les lieux où ils rencontraient Baghdadi en Syrie.

Des informateurs syriens, ont ensuite aperçu un Irakien portant un turban sur un marché d’Idlib, et ils l’ont reconnu sur une photo, a raconté le responsable. C’était Ethawi, et ils l’ont suivi jusqu’à la maison où séjournait Baghdadi.

La suite fait entrer en jeu, la grosse cavalerie de la médiatisation. Il fallait cela, pour le Président américain qui doit redorer son blason dans sa lutte contre le terrorisme après l’abandon des alliées Kurdes. Ceux-ci, font partie de toutes ces personnes qui traquent et combattent au quotidien l’Etat islamique. Il serait bon de rappeler, que cela ne les empêche pas d’être de bons musulmans.

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