Madrid, la capitale espagnole fait face à une invasion de…perruches

Madrid, la capitale espagnole fait face à une invasion de…perruches

0

Lorsque l’on parle d’invasion, certains imaginent une immigration non contrôlée, d’autres des hordes d’insectes, pour d’autres des touristes en périodes estivales. A Madrid, cela prend la forme actuellement de milliers de petits perroquets au plumage vert qui ont envahi la ville et se comptent désormais par milliers.

Du coup, la ville a dû prendre des mesures pour réduire efficacement la population de perruches argentines, qui se monterait selon les estimations à environ 12 000. La ville fait face à une expansion rapide et non maîtrisée qui menace l’écosystème et la sécurité des riverains.

A la base, ces oiseaux ont bien sûr été importés, comme oiseaux de compagnie, inutile de préciser que leurs ventes ont fait un carton. Seulement, voilà, certaines personnes ont fait comme Pierre Perret le suggère, et ont ouvert la cage aux oiseaux. Ils se sont envolés, c’était beau. Ensuite, elles ont proliféré dans les parcs de la capitale et malgré que les petits perroquets aient un joli plumage vert pomme, les parcs furent moins beaux. Selon une étude de la Société espagnole d’ornithologie (SEO/Birdlife), leur nombre a augmenté de 33 % depuis 2016, passant de 9 000 à 12 000.

En effet, avec la terrible loi du nombre, et comme le nombre fait la force, les perruches “se disputent la nourriture d’autres espèces”, et ont une activité “prédatrice”. Elles détruisent les tiges et les pousses qu’elles utilisent pour construire leurs nids. Ces nids, construits en hauteur dans les arbres, pèsent 50 kilos en moyenne. Evidemment, si quelqu’un le prend sur la tête…

De plus, les perruches argentines sont classées “espèces exotiques invasives” dans la loi espagnole. C’est pour cela, que la mairie de la ville a annoncé dans un communiqué, un plan qui vise à “réduire et contrôler la population” sans fixer d’objectifs chiffrés. Le but est de chasser ces oiseaux et de stériliser leurs œufs dans les nids, pour que les femelles continuent à les couver au lieu d’en pondre de nouveaux.

Crédit photo : fernandez salas

PAS ENCORE DE COMMENTAIRE.

Commentez