Boeing 737 MAX cloué au sol, l’économie américaine ne s’envolera pas

Boeing 737 MAX cloué au sol, l’économie américaine ne s’envolera pas

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Un petit effet domino, va se créer avec l’arrêt de la production du 737 MAX de l’avionneur Boeing. En effet, qui dit arrêt de production de l’avion star du producteur, dit mauvaise passe pour la firme, et ce qui est mauvais pour Boeing, n’est pas sans conséquence pour l’industrie américaine. Il est évident, que si l’avion reste trop longtemps sur le tarmac, les résultats de Boeing vont prendre une claque et l’industrie américaine en subira l’impact.

Cela fait maintenant de nombreux mois, que le 737 MAX est cloué au sol, après deux accidents ayant fait 346 morts. Malgré les déclarations optimistes de Boeing certifiant, que son avion revolerait avant la fin de l’année, la décision de maintenir l’avion au sol de la FAA, le régulateur américain, a nettement refroidi l’atmosphère. Ne sachant clairement plus à quel moment, il pourra retrouver les airs, la production du 737 MAX va être suspendue à partir de janvier, et pour une durée indéterminée.

Il faut dire, que si la situation ne se décante pas comme espérée, c’est parce que le dysfonctionnement du MCAS, le système anti-décrochage, n’est plus le seul souci évoqué. Ce qui fut rendu responsable dans les accidents meurtriers de Lion Air et Ethiopian Airlines survenus coup sur coup en octobre et mars 2018, est maintenant rejoint par d’autres interrogations. Ernie Arvai, expert aéronautique chez Airinsight, explique “d’autres problèmes relatifs à l’intégration informatique des commandes de vol, l’affichage dans le poste de pilotage et la formation des pilotes ont rendu le processus de remise en service plus difficile“.

La tendance est à l’appel au calme du côté de Boeing qui se veut rassurant. Il annonce qu’il n’y aura pour l’instant pas de licenciements. Les quelque 12 000 personnes affectées à la production du MAX à Renton dans la banlieue de Seattle, vont être employées ailleurs ou affectées à d’autres tâches. Cependant, le flou et le doute se glissent concernant le temps que va prendre la certification de l’avion. Bien sûr, il ne faudrait pas que cela s’éternise.

De nombreux spécialistes affirment qu’à partir d’avril environ, les choses pourraient clairement se dégrader, car ce sont les sous-traitants qui vont être largement impactés par la crise. On parle alors, de plus de 600 sociétés, souvent petites et moyennes, qui sont concernées par la production de la famille 737.

L’effet domino continue, car de l’avionneur au sous-traitant, l’impact va se propager bien au-delà de la filière aéronautique. En effet, 25 % de la production de Boeing est destinée au marché américain, environ 75 % à l’export. Globalement, la répercussion sur le PIB pourrait se situer à environ 0,5 % en chiffres annualisés.

Par les temps qui courent, aucune économie n’a besoin de choc comme celui-ci.

Crédit photo : Vortex Aviation Photography

 

 

 

 

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