Nîmes : un vol de sujets d’examens pour être…policier

Nîmes : un vol de sujets d’examens pour être…policier

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C’est une effraction particulièrement symbolique et pas banale, qui s’est déroulée à Nîmes. A la base, hélas rien de vraiment inédit, car des sujets d’examens ont été dérobés. Cependant, il se trouve que ce n’est pas n’importe quels sujets d’examens. Il s’agit des sujets pour les épreuves d’examen d’officier de police judiciaire. Evidemment, du coup les examens sont reportés sur l’ensemble du territoire.

Voler les sujets d’examens pour devenir policier, voilà qui constitue un beau paradoxe. Bien sûr, cela a généré l’ouverture d’une enquête. Les sujets étaient destinés à une cinquantaine de personnes, qui devaient passer l’examen à l’Ecole nationale de police de Nîmes. Pour être plus précis, les sujets concernaient l’épreuve pour devenir officier de police judiciaire (OPJ). Cela concerne des policiers déjà en fonction qui souhaitaient obtenir cette habilitation supplémentaire. Il ne s’agit donc pas d’un examen pour devenir gardiens de la paix, mais une spécialisation pour des policiers déjà en activité. Cet examen entre dans le cadre de la “formation continue”.

Aucune trace d’effraction constatée

Si le cadre de ce vol est déjà assez étrange, les conditions le sont aussi. Il va s’en dire, que les sujets n’ont pas été laissés nonchalamment sur le bureau d’une salle quelconque de l’Ecole de police. Ils étaient entreposés dans un coffre-fort de l’école dans l’attente de l’examen. Bizarrement, si les sujets ont disparu, par contre, il n’a été constaté, aucune trace d’effraction.

Comme tout le monde en pareil cas, la police a déposé plainte auprès de la police. Ce qui veut dire, que l’école a déposé une plainte auprès de la Sûreté départementale du Gard, qui a ouvert un dossier. Ensuite, le parquet de Nîmes pourrait faire suivre le dossier à l’inspection générale de la police nationale (IGPN). En effet, un vol sans effraction sous-entend au minimum quelques complicités et des agissements internes.

Les conséquences pourraient ne pas concerner uniquement les 50 personnes de l’examen Gardois. Par exemple, l’examen a aussi été annulé à Toulouse. Sur le plan national, ce sont plusieurs centaines de personnes, qui repassent l’épreuve.

Crédit photo : @lex 85

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