Les graisses ne s’accumulent pas aux mêmes endroits chez les hommes et les femmes

Les graisses ne s’accumulent pas aux mêmes endroits chez les hommes et les femmes

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N’en déplaisent pas aux forcenés de l’égalitarisme homme-femme, nous ne sommes pas égaux devant la graisse. Celle-ci, ne s’accumule pas aux mêmes endroits chez les unes et chez les autres. Évidemment, il n’y a pas que les scientifiques qui l’ont remarqué. Cependant, comme souvent, ils viennent de le confirmer de manière indubitable. Une étude menée sur la mouche des fruits ou drosophiles, confirme que les disparités de répartition des graisses chez les humains sont dues au sexe.

Cette étude, est tout d’abord l’occasion de faire connaissance avec la Drosophile. Cet insecte est devenu l’élément test indispensable des chercheurs. Il mesure quelques millimètres de long, et il appartient à la grande famille des mouches. Bien qu’étant un petit insecte, c’est un animal à part entière qui permet aussi d’appréhender des questions scientifiques à bien d’autres niveaux biologiques. Il est facile à manipuler (petite taille, élevage aisé), et ses caractéristiques génétiques sont très larges. Il possède de nombreux gènes, présents aussi chez les organismes supérieurs, et notamment chez l’homme. De plus, un siècle de recherches à son sujet, a permis d’accumuler une somme d’informations sans aucun équivalent parmi les organismes supérieurs, surtout dans les domaines de la génétique et du développement.

Pour en revenir à la graisse, les scientifiques en savent un peu plus sur les raisons pour lesquelles les femmes ont des soucis avec leurs cuisses et leurs hanches, tandis que les hommes doivent faire des trous à leurs ceintures, et constamment rentrer un ventre qui grossit inexorablement. Le sujet n’est pas qu’esthétique, car les différences de répartitions des graisses influent par exemple sur les probabilités de survie au cancer du rein de femmes, mais pas des hommes.

Tout se passerait au niveau de notre génome. C’est là que la mouche à fruits intervient, car l’étude de son ADN permettrait d’en savoir un peu plus. Des scientifiques canadiens de Vancouver, en savent maintenant un peu plus en matière de stockage des graisses.

Les triglycérides, principale forme de graisse chez les animaux

C’est sous la forme de triglycérides, que se présentent les graisses que nous stockons, et c’est la plus abondante dans les organismes animaux. Ils s’accumulent dans le tissu adipeux chez les mammifères. Ces lipides apportent de l’énergie quotidienne, cependant, comme toujours les excès sont néfastes. Cela peut contribuer au durcissement des artères ou à l’épaississement de la paroi des artères, et mener à l’accident vasculaire cérébral et la crise cardiaque. L’hypertriglycéridémie, est également impliquée dans le diabète de type 2, le syndrome métabolique issu d’une combinaison d’hypertension, d’obésité et d’hyperglycémie, qui augmente le risque de maladie cardiaque, l’hypothyroïdie et certaines conditions génétiques rares.

L’étude précise des gènes, a permis de se concentrer sur le gène bmm. C’est un enzyme qui catalyse l’hydrolyse des triglycérides chez les mouches et d’autres animaux, et permet d’utiliser les triglycérides plutôt que de les stocker. Or, la présence de bmm, est différente chez les mâles et les femelles. Chez elles, la fonction de bmm est plus intense dans le corps adipeux abdominal, expliquant en grande partie que les graisses ne s’y accumulent pas. En revanche, chez les mâles, bmm agit dans le corps adipeux, dans les cellules somatiques des gonades, et dans les neurones pour réguler le stockage et la dégradation des triglycérides dans le corps entier. Voilà donc pourquoi les mâles ont moins de cellules adipeuses.

Crédit photo : visagestunisie

 

 

 

 

 

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