Le RN, moins d’argent, moins d’adhérents et pourtant plus près du pouvoir

Le RN, moins d’argent, moins d’adhérents et pourtant plus près du pouvoir

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À les chiffres, toujours les chiffres, d’après ceux de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), le Rassemblement national auraient, de nouveau bien des soucis avec ces finances. De plus, les recettes des cotisations, montrent une large baisse dans les effectifs des adhérents. Un résultat qui étonne pour un parti qui apparemment, prend de plus en plus de place sur l’échiquier politique français.

Ceux qui se veulent rassurant ou positifs feront valoir que cette perte de 2,4 millions d’euros, est moins élevée que celle de l’année précédente. En effet, les dépenses occasionnées par les élections présidentielle et législatives, ont engendré des pertes qui s’élevait à 7,8 millions d’euros. Seulement, comme pour toute organisation, on ne peut pas rebondir de pertes en pertes, or le Front national, devenu Rassemblement national n’a présenté des comptes en excédent qu’une seule année, en 2011. De plus, la raison de ce bon résultat est parfaitement occasionnelle, car c’est l’année où il a vendu son siège, le Paquebot à Saint-Cloud (Hauts-de-Seine).

En marge de ces résultats, et pour noircir le tableau, il ne faut pas oublier alors que cette formation est convoquée début juin en Russie pour un prêt toujours non remboursé. Du coup, l’endettement global du parti fin 2018 atteignait 24,4 millions d’euros, dont 15 millions à échéance de moins d’1 an. On retrouve aussi dans ces résultats difficiles, la dette de 4,2 millions d’euros au micro-parti Cotelec de son Père. Une saisie judiciaire, sur l’aide publique annuelle, d’1 million d’euros dans l’affaire des emplois fictifs présumés au Parlement européen.

Encore plus étonnant, c’est la partie recette dans laquelle les cotisations des adhérents ont baissé. Elles sont passées de 1,86 millions en 2017 à 1,1 millions d’euros. Mathématiquement, cela sous-entend et en prenant compte une cotisation moyenne est de 40 euros, que le nombre de militants serait ainsi tombé de 46 000 à 27 000. Un paradoxe pour un parti qui engrange de plus en plus de voix aux différentes élections. À noter que les contributions des élus ont aussi diminué, passant de 1,09 millions en 2017 à 919.376 euros en 2018.

Plus de dépenses, moins de recettes, malgré ses difficultés, le trésorier du parti, Wallerand de Saint Just se veut rassurant “compte tenu de nos difficultés, des discriminations bancaires, médiatiques, gouvernementales, policières, judiciaires dont nous sommes l’objet, le parti est parfaitement géré”.

Continuer a fonctionner avec des résultats économiques mauvais, et même réussir a expliquer que tout va bien, le Rassemblement national est visiblement un parti prêt a gouverner.

Crédit photo : European Parliament

 

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