A propos de pandémie, la pollution provoque 8,8 millions de décès prématurés par an

A propos de pandémie, la pollution provoque 8,8 millions de décès prématurés par an

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Sans vouloir détourner le débat, les efforts fait contre le Coronavirus pourraient servir d’exemple de mobilisation a prolonger vers d’autres problèmes de santé parfaitement identifiée. Certains ont même déjà des solutions identifiées. Parmi eux, une nouvelle étude se penche sur l’existence d’une “pandémie de pollution de l’air”. La pollution atmosphérique réduit l’espérance de vie dans le monde de près de trois ans en moyenne, et provoque 8,8 millions de décès prématurés par an. Ces chiffres sont plus alarmistes que ceux de l’OMS.

la Société européenne de cardiologie, “Cardiovascular Research” rappelle que ces millions de morts représentent une cause de mortalité bien supérieure a de nombreux autres fléaux . Par exemple, elle tue neuf fois plus de personne que le VIH/sida, et près de trois fois plus que l’alcool.

Les conséquences liées à une mauvaise qualité de l’air se fait sentir notamment dans la multiplication de cas de maladies coronariennes et les accidents vasculaires cérébraux (AVC).Les conséquences liées à une mauvaise qualité de l’air se fait sentir notamment dans la multiplication de cas de maladies coronariennes et les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Pour le reste, on retrouve aussi les maladies pulmonaires, le diabète et l’hypertension artérielle.

Face a la pollution de l’air, les habitants du monde ne sont pas tous égaux. Si vous habitez en Asie, votre espérance de vie sera plus fortement impactée. La durée de vie moyenne est réduite de 4,1 ans en Chine, de 3,9 ans en Inde et de 3,8 ans au Pakistan. En Afrique, l’espérance de vie est réduite de 3,1 ans en moyenne. Tchad, Sierra Leone, République centrafricaine, Nigeria et Côte d’Ivoire sont les plus exposés. En occident, ce sont les anciens États satellites de l’Union soviétique qui pâtissent encore d’installations sommaires en matière de production d’énergie. Parmi eux, la pollution est plus meurtrière, en Bulgarie, en Hongrie et en Roumanie.

A contrario, les régions du monde les moins touchées sont les Amériques, l’Europe occidentale et septentrionale et les petits États insulaires.

L’étude insiste sur le rôle jouée par la pollution de l’air sur la santé publique et surtout sa sous-estimation. Thomas Münzer, le responsable de cette recherche, explique “la pollution de l’air et le tabagisme sont évitables, mais au cours des dernières décennies, on a accordé beaucoup moins d’attention à la pollution de l’air qu’au tabagisme, en particulier chez les cardiologues”.

Pour sa part, Jos Lelieveld insiste “la prise de conscience que la pollution de l’air est un risque majeur pour la santé peut contribuer à la volonté d’éliminer progressivement les combustibles fossiles tout en permettant de réduire le réchauffement climatique”.

Le problème est sur la table, les solutions dans les cartons, comme souvent, il va falloir des morts dans les endroits “sensibles et médiatiques” pour qu’on mette les cartons sur la table pour les ouvrir.

Crédit photo : Lucienls

 

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