Les ventes d’armes françaises se portent bien

Les ventes d’armes françaises se portent bien

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Selon l’Institut International de Recherche sur la Paix (SIPRI), il y a un domaine où l’exportation française se porte bien, c’est le secteur de l’armement. Évidemment, c’est une bonne nouvelle économique, cependant, moralement, c’est plus contestable dans la mesure où la France se targue souvent d’œuvrer pour la paix dans le monde.

C’est un marché qui se porte bien et la France n’est pas en reste, car elle représente près de 7,9 % du marché mondial, cela constitue une augmentation de +72 % par rapport à la période 2010-2014. Cela lui permet de se hisser sur le podium du plus grand fournisseur d’armes. Dans ce triste classement par ordre de puissance de ventes, on peut citer les Etats-Unis, la Russie, la France, l’Allemagne et la Chine.

Parmi nos meilleurs clients, on retrouve actuellement, l’Égypte, le Qatar et l’Inde, qui rejoignent l’Arabie Saoudite. Celle-ci, reste de loin le principal acheteur. À noter, que parmi ses livraisons d’armes, les avions de combat Rafale à destination des premiers pays, ont représenté près d’un quart des exportations d’armes totales de l’Hexagone.

Ce n’est pas un hasard si un maximum de nos ventes est à destination du Moyen-Orient, il s’agit d’un moyen de maintenir une influence sur une zone qui nous fournit du pétrole. À partir de là, inutile de se leurrer, les utilisations d’armes sont rarement faites pour de nobles raisons. Par exemple, une partie du matériel vendue à l’Egypte n’a pas servi à se défendre face à une agression d’un autre pays, mais plus à la répression des manifestations de la société civile. Les ventes à l’Arabie Saoudite, quant à elles, se retrouvent en première ligne dans le conflit avec le Yémen.

De toute façon, on entre là, dans un domaine classé souvent “secret défense” et qui reste l’apanage exclusivement présidentiel. Au niveau parlementaire, on ne connaît que les montants financiers, mais on ne sait pas quels types d’armes sont vendues. Dans ce contexte, il n’y a pas vraiment de débats, ni même de contestations virulentes dans la société. L’argument financier qui consiste à faire valoir combien tout cela rapporte à notre pays et le nombre d’emplois que cela génère, suffit rapidement à étouffer un quelconque débat. Ceux qui pensent que la France ferait mieux d’investir dans d’autres domaines plus constructifs et œuvrant pour la paix et la coopération entre les populations, n’ont que peu d’écoute.

Crédit photo : quentin kemmel

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