Maladie d’Alzheimer : gentillesse bien ordonnée commence par soi-même

Maladie d’Alzheimer : gentillesse bien ordonnée commence par soi-même

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Les recherches contre la maladie d’Alzheimer, principale cause de démence chez les personnes âgées, ont mis en évidence des causes biologiques, comme l’hypertension ou le diabète. Cependant, d’autres facteurs psychologiques sont aussi évoqués. Dans cette optique, des scientifiques de L’Université de Genève (UNIGE) et des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), ont pratiqué des examens et des entretiens d’évaluation psycho-cognitive pendant plusieurs années sur une cohorte de personnes âgées. Il apparaît, que certains traits de personnalité protégeaient les structures cérébrales contre la neuro-dégénérescence.

 

L’ensemble de cette étude, est parue dans la revue Neurobiology of Aging. On peut y découvrir qu’il ne suffit pas d’être gentil, pour protéger son cerveau. En fait, comme souvent, tout est question d’équilibre et de savant dosage. Selon l’étude, éviter les conflits à outrance pour se rendre particulièrement agréable et de bonne compagnie, nuit à certains circuits de notre cerveau. Par contre, faire preuve d’un minimum d’égoïsme, de se risquer dans quelques disputes et faire preuve d’anticonformisme, protègent les circuits de la mémoire endommagés par la maladie d’Alzheimer. Cela pourrait expliquer, que le vieil oncle ronchon que l’on va voir une fois tous 36 du mois, a toujours bon pied bon œil.

Par contre, l’étude confirme que si l’on ne doit pas systématiquement éviter le conflit, la solution qui vise à se replier sur soi-même et vivre en ermite n’est pas la bonne. En effet, l’ouverture à l’expérience, le désir d’en savoir un peu plus sur le monde qui nous entoure, protègent aussi du vieillissement cérébral. Nous restons un être social, qui doit avant tout composer avec les autres plutôt que les fuir.

Tout ceci, est encore difficile à expliquer scientifiquement, les recherches en sont encore au stade de la constatation. Cependant, cela confirme, que notre relation avec les autres, a d’énormes conséquences sur notre santé, et même au niveau biologique. L’étude de notre cerveau, confirme les interactions entre le physique et le psychologique. Tout dépend en fait des efforts que nous déployons pour nous assurer notre place et notre relation avec autrui, ou au contraire rester farouchement à l’écart. Il convient de s’assurer que notre adaptation ou pas aux autres, ne se fasse pas trop à nos propres dépens.

Crédit photo : robina weermeijer

 

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